A moins d’être réellement engagé dans le combat des dépenses cloud, les coûts liés au cloud computing ont toujours tendance à augmenter de façon naturelle. Face à cette évidence, le FinOps s’impose.

Qu’est-ce que le FinOps ?

Le mouvement s’est mis en place spontanément dans le monde entier. A partir de 2012, le FinOps a été la réponse naturelle du marché au puissant stimulus déclenché par le cloud. Face au développement très rapide des ressources cloud “on-demand”, le phénomène FinOps a émergé pour combler un vide, alors qu’aucune méthodologie de gestion adéquate n’existait. Cette vague puissante a agit en profondeur dans l’entreprise, créant une mutation culturelle forte, avec le changement des processus de décision dans l’IT.

Le phénomène FinOps a émergé pour combler un vide.

Initialement conçu comme une méthodologie de planification des capacités cloud, le FinOps est devenu un outil d’analyse des taux d’optimisation du cloud. Avec le cloud, la propriété de la technologie, ainsi que la prise de décision de louer des ressources, ont été transférées des services IT vers les métiers directement. Ce transfert constitue un changement culturel considérable dans les organisations.

Dans ce contexte, le FinOPs structure financièrement le modèle de dépenses variables du cloud. Ces mutations fortes imposent à l’IT, aux achats, à la finance et aux métiers de travailler ensemble. C’était peu habituel jusque là. Les silos historiques disparaissent laissant la place à de nouvelles pratiques. Les anciennes méthodes de gestion des infrastructures ne sont plus simplement inefficaces, elles sont hors sujet et anachroniques.

Les anciennes méthodes de gestion des infrastructures sont hors-sujet et anachroniques.

Les principes fondamentaux du FinOPs.

Avant que l’adoption du terme FinOps, les entreprises parlaient de “cloud cost management”. Plus tard, l’expression “cloud cost optimisation” a été privilégiée, mais elle n’intégrait pas la notion de l’allocation du cloud, le véritable défi. AWS et d’autres fournisseurs ont commencé à utiliser l’expression “cloud financial management”, une expression fourre-tout qui a finalement été remplacée par le terme FinOps. En choisissant ce terme composé – qui fait écho à dessein à DevOps – l’aspect transversal du FinOps est mis en avant, avec la notion d’agilité. Désormais, la vague a atteint tous les étages de l’entreprise.

Pourquoi adopter le FinOps permet de profiter pleinement du cloud ?
Le FinOps apporte la rigueur comptable exigée pour maîtriser le modèle de coûts variables du cloud. La méthodologie permet à des équipes dispersées géographiquement, de faire des compromis en temps réel entre vitesse, coût et qualité en ce qui concerne l’usage du cloud.

Le FinOps, une transformation culturelle.

Le FinOps est devenu certainement la meilleure méthode pour contrôler les dépenses cloud. Il est particulièrement adapté pour une organisation où les métiers prennent en charge leurs propres consommations cloud de façon autonome. Les équipes bénéficient des avantages du cloud, tout en assurant le contrôle financier et opérationnel.

L’époque où les achats devaient approuver chaque dépense IT est révolue. Désormais, le responsable FinOps est chargé d’établir pour toute l’organisation les meilleures pratiques et les principes d’achat du cloud. Il optimise les conditions tarifaires des fournisseurs cloud pour tous les services de l’entreprise en manoeuvrant le triptyque technologie, métier et finance.

Avec le FinOps, chaque équipe opérationnelle dispose d’un accès aux données consommées quasiment en temps réel. La collecte de ces datas permet d’établir le juste niveau de dépenses. In-fine, générer des dépenses cloud utiles constitue l’objectif principal. L’utilité attendue exige un double équilibre des services cloud entre vitesse vs. performance et qualité vs. disponibilité des services.

Un double équilibre attendu des services cloud entre vitesse vs. performance et qualité vs. disponibilité des services.

Le FinOps ne doit pas être vu comme une simple source d’économies potentielles. C’est d’abord, un générateur de business et de revenus. 

La méthodologie FinOps vise à responsabiliser les équipes d’ingénieur afin qu’elles puissent concevoir de meilleurs applications et services pour les clients finaux. Elle permet de prendre des décisions transversales entre les équipes pour savoir où investir et quand. Désormais, quand un département de l’entreprise décide de serrer la vis sur les dépenses cloud, ou au contraire de renforcer les investissements, ces décisions sont prises en toute connaissance de cause. 

Le FinOps, d’abord un générateur de business et de revenus.

Les atouts du reporting en temps réel.

Les 3 conditions d’une pratique FinOps réussie
Reporting en temps réel + process just-in-time + collaborations transversales 

Plus la description des conséquences d’une action est présentée tôt, voire en temps réel, plus les corrections nécessaires apportées pour y répondre seront efficaces. Cela est valable également pour le cloud.

Le FinOps apporte la capacité de prendre les bonnes décisions en se fondant sur les données collectées en temps réel. Il facilite également les échanges entre les services au sein de l’entreprise. 

Quel est le bon moment pour initier une démarche FinOps ?

L’optimisation des coûts est l’atout principal cité quand on évoque le FinOps. C’est pourquoi son implémentation est le plus souvent, et légitimement, envisagée lors du dépassement d’un seuil de dépenses cloud. En implémentant ce type de solution, une entreprise qui a des niveaux de dépense cloud élevés pourra réaliser des économies importantes immédiatement. Cependant, cette même entreprise peut potentiellement tirer moins de bénéfices du FinOps qu’une organisation avec un moindre niveau de dépenses dans le cloud, mais composée d’équipes disséminées sur de nombreux sites. Le montant des dépenses cloud n’est pas l’unique critère déterminant pour justifier et réussir une implémentation FinOPs.

La personne en charge du FinOps pourra avoir un impact réel très important sur les dépenses du cloud, si elle joue son rôle de promotion de la méthodologie au sein de toute l’entreprise. L’enrichissement est réciproque : les équipes de la finance auront une connaissance plus fine du cloud, et inversement, les ingénieurs de l’IT sauront mieux appréhender les notions purement financières.

Le montant des dépenses cloud n’est pas l’unique critère déterminant pour justifier une implémentation FinOps.

On ne pourra jamais reprocher à un service IT d’enclencher une démarche FinOps trop tôt. Ses bénéfices peuvent être ressenties, et mesurées, presque instantanément après sa mise en place.  

Livre Cloud FinOps par Mike Fuller & J.R. Storment
Appliquer les process traditionnels de management de dépenses au cloud mène les entreprises à perdre le contrôle des dépenses, et représente un frein majeur à l’innovation.Le livre Cloud FinOps détaille les subtilités trop souvent mal comprises de la facturation cloud. Il expose les stratégies pour créer une culture du cloud cost management.Détaillant des exemples réels de succès et d’échecs du monde du cloud, ce livre détaille le chemin à suivre pour construire une culture FinOps dans son organisation. Débutant avec les concepts fondamentaux de la facturation cloud, les professionnels de tous horizons apprendront comment construire un outil efficace, puissant et utile.